Les roubles de la Banque de l’Indochine (1918-1920)

Les roubles de la Banque de l’Indochine (1918-1920)

Il est des billets ou des pièces qui ne peuvent qu’éveiller la curiosité du numismate, même si la pièce ou le billet en question ne fait pas partie, en tout cas au premier abord, de son domaine de collection. C’est le cas de cette série de billets émise par la banque de l’Indochine (BIC) pour le compte du gouvernement sibérien, lors de la guerre civile russe entre 1918 et 1920. En effet, les coupures de cette série de billets ont une valeur faciale exprimée en roubles. Ils sont émis par la Banque de l’Indochine et ne peuvent être payés qu’à Paris ou Vladivostok. Ils ont été imprimés en outre par l’American Banknote Company (ABNC), un imprimeur fiduciaire américain qui existe toujours et fait aujourd’hui partie de l’American Banknote Corp.

 

Logo de l’American Bank Note Company – 1920

 

L’ensemble des correspondances et autres courriers évoqués dans le présent article ont pu être consultés au service des archives historiques de Crédit Agricole SA. La banque de l’Indochine devenue la Banque Indosuez, a été finalement acquise par le groupe Crédit Agricole (CA). Nous tenons au passage à remercier Crédit Agricole SA et monsieur PENOT, responsable du service des archives historiques, sans l’aide desquels ces quelques lignes n’auraient pu être écrites.

1/ Un contexte politique et militaire incertain:

Au printemps 1918, la situation politique et militaire de la Sibérie est confuse. La région a été gagnée par la contre-révolution blanche qui veut reprendre le pouvoir aux bolchéviques de Moscou. Pour protéger leurs intérêts, leurs zones d’influence et réouvrir un second front contre l’Allemagne, plusieurs puissances étrangères dont la France dépêchent sur place du matériel puis des troupes afin d’épauler les troupes blanches. Les alliés souhaitaient également éviter que les bolchéviques ne récupèrent les armes et le matériel envoyés aux troupes russes et stockés à Vladivostok et Arkhangelsk.

 

 

Ainsi la France ouvre à Vladivostok une mission militaire qui comptera plusieurs centaines de membres et un bataillon sibérien sera formé et envoyé dans la région de Novossibirsk, puis Iekaterinbourg afin de défendre le nouveau gouvernement sibérien. Il était composé de troupes coloniales indochinoises et de zouaves initialement cantonnés en Chine et au Tonkin.

 

Résidence de la mission française à Vladivostok – 7 mars 1919  – Photographe : Lucien Hayer

Or, il a fallu très rapidement pourvoir au concours financier de ces troupes. A cette fin, la Banque de l’Indochine, sur demande expresse du ministère des Finances, a ouvert une agence à Vladivostok le 17 août 1918 (date de publication au JO). Gaston MAYER fut nommé directeur. Les locaux de l’agence se situaient dans le centre-ville, dans les locaux d’un ancien marchand de peinture. Le directeur de l’agence parvint à aménager une chambre forte dans ces locaux, non sans mal.

Extrait du journal officiel mentionnant la création de l’agence de la banque de l’Indochine

 

Les forces blanches étaient constituées d’ensembles assez disparates, puisqu’elles comptaient dans leurs rangs d’anciens officiers de l’armée impériale russes, des socialistes révolutionnaires hostiles aux bolchéviques, des troupes étrangères alliées, des corps de volontaires formés à partir des contingents de prisonniers austro-hongrois comme la légions tchèque sous le commandement du général JANIN ou la 5eme division de fusiliers polonais. Les troupes blanches comptaient aussi dans leurs rangs les troupes cosaques des seigneurs de guerre telles que celles de l’Ataman Semenov. Ce dernier voyaient dans la guerre civile plus une opportunité de s’enrichir en se livrant au pillage et au meurtre qu’un combat contre les bolchéviques. D’ailleurs lorsque celui-ci tentera de s’établir aux Etats Unis, à l’issue de la guerre civile russe, il fut rapidement invité à quitter le pays, sa réputation l’ayant précédé.

 

Le général JANIN  commandant les forces française à Vladivostok

 

Après un coup d’Etat éclair le 18 novembre 1918, l’Amiral Alexandre Vassilievitch KOLTCHAK prit le pouvoir et exerça le leadership blanc en Sibérie. Il fut un temps victorieux, mais les luttes intestines incessantes, la corruption généralisée du nouveau gouvernement contre-révolutionnaire, la méfiance des troupes alliées vis-à-vis de cet autocrate finirent par avoir raison du gouvernement d’OMSK. La ville tomba le 6 novembre 1919 aux mains des bolcheviques.

 

L’amiral Alexandre Vassilievitch KOLTCHAK

 

KOLTCHAK se replia le long du tracé du transsibérien jusqu’à IRKOUTSK où des légionnaires tchèques arguant de vouloir le protéger des bolchéviques, le livrèrent en fin de compte aux socialistes révolutionnaires du gouvernement autoproclamé du Centre, en janvier 1920. Il fut rapidement jugé et exécuté par une équipe spéciale de la TCHEKA le 06 février 1920, car les bolchéviques voyaient en lui leur ennemi le plus dangereux.

Des rumeurs firent état du fait que le général français JANIN, officiellement commandant de la légion tchèque et chef de la mission militaire française en Sibérie était à l’origine de cette arrestation. Lui dira qu’il n’avait rien pu faire contre cette décision des Tchèques, n’ayant en réalité que très peu d’influence sur l’encadrement de haut rang de la légion tchèque. Il fut finalement rappelé à Paris à la suite de l’exécution de KOLTCHAK et fut interrogé à ce sujet par le ministre de la Défense. Mais rien ne lui fut jamais officiellement reproché.

 

Le général Janin passe les troupes tchèques en revue – printemps 1919

2/… qui entraîne une instabilité monétaire certaine:

En Russie, au cours de cette période troublée, le rouble Romanoff et le rouble Kerensky (du nom du gouvernement provisoire qui a pris le pouvoir à Moscou suite à la chute des Romanoff) circulent de concert. Cependant, les bolchéviques disposent des plaques d’impression pour les billets Romanoff. Tout comme le relève le directeur de l’agence de Vladivostok de la BIC, utiliser ces billets revient à soutenir l’effort de guerre bolchevique contre les opérations des troupes alliées et des troupes blanches en Russie, que la BIC soutient financièrement. En outre, le rouble Romanoff, le rouble Kerensky ou pire le rouble du gouvernement d’OMSK sont des monnaies régulièrement dépréciées.

Comme en atteste la note spéciale n°10 du 20 février 1919 de l’agence de Vladivostok, les dirigeants politiques français cherchent un moyen de paiement fiable pour la Sibérie, inspirant la confiance de la population locale. Dans ce contexte, une monnaie, même émise par une banque privée sur le territoire russe, pouvait avoir une certaine utilité voire une certaine légitimité. D’autant plus que le projet de la Banque de l’Indochine était adossé au franc français avec une parité fixe d’un « rouble BIC » pour 60 centimes.

Courrier N°6 de l’agence de Vladivostok évoquant les possibles difficultés liés à l’introduction et l’acceptation de ces nouvelles coupures.

La lettre du 01/12/1918 adressée par le ministère des finances au Président du conseil d’administration de la Banque de l’Indochine précise que c’est bien le gouvernement français qui est à l’origine de ce projet. La France entend utiliser cette monnaie afin de financer son effort de guerre locale, que ce soit pour les besoins de la mission militaire française de Vladivostok, du bataillon sibérien ou encore de la légion tchèque, officiellement commandée par le général JANIN et financée par l’Etat français. La même lettre précise qu’il ne s’agit pas d’accorder un privilège de puissance publique d’émettre une monnaie comme ceux dont la BIC bénéficie en Indochine, en Nouvelle Calédonie ou pour les comptoirs français  en Inde.

De ce fait, cette émission est réalisée aux risques et péril de la Banque de l’Indochine, notamment parce que le gouvernement français n’exclue pas la mise en place dans le futur d’une monnaie locale légitime, par un gouvernement local. Il envisage même une initiative fiduciaire d’un pays tiers, comme celle des anglais dans la région d’ARKHANGELSK, placée sous leur contrôle. Cette émission fiduciaire a donc un caractère purement commercial. La BIC aura à sa charge la fabrication et le transport de ces coupures, mais elle conserverait en contre partie toute latitude dans la gestion des liquidités obtenues en contre-partie des billets mis en circulation et conserverait le privilège « du culot d’émission », c’est-à-dire qu’elle pourra conserver la contre-partie des billets qui ne seront pas présentés, notamment en cas de démonétisation.

 

Spécimen du 5 roubles, sans mention ni numérotation – archives de la banque de l’indochine

Le ministère de l’Economie précise que ces billets doivent être libellés en roubles et remboursables sans limite dans le temps selon une parité fixe d’un rouble BIC pour 60 centimes. Cette mesure visait à instaurer la confiance du public dès le départ dans ce nouveau moyen de paiement, du fait de cette parité fixe avec le franc. Le gouvernement français prévoit toutefois de prendre à sa charge les frais de fabrication, de transport et d’assurance dans le cas où, pour une raison indépendante de la BIC, la série des billets en roubles indochinois ne pouvaient être mis en circulation.

Par ailleurs, la BIC serait rémunérée par le Trésor Public à hauteur de 5% du montant de l’encours de billets, jusqu’à ce que les frais invoqués infra soient couverts. Puis la commission serait ramenée à un taux de 1,5% pour « peines et soins ».

Il faut noter que le directeur de l’agence de VLADIVOSTOK avait lui-même émis un certain nombre de réserves sur cette idée (lettre spéciale n°10 du 20 février 1919). Pour lui, cette monnaie risquait d’être perçue par les russes comme une atteinte à la souveraineté du nouveau gouvernement blanc d’OMSK. Cette position est confortée par un télégramme daté de juillet 1919 de l’ambassade russe à Paris du gouvernement KOLTCHAK, qui annonce la future mise en place de cette monnaie à son gouvernement. L’ambassadeur russe y voit une atteinte à la souveraineté monétaire du nouveau gouvernement. Il précise toutefois que la valeur limitée de l’émission, 300 millions de roubles, est très insuffisante pour satisfaire la demande de moyens de paiements en Sibérie. Celle-ci a en effet été chiffrée à plus de 6 milliards de roubles. Selon lui, l’émission devait rapidement disparaître sous les matelas car la population y verrait plus une monnaie de réserve qu’un moyen de paiement. Cela avait été le cas avec les émissions fiduciaires des anglais dans la région d’ARKHANGELSK, à parité fixe avec la livre sterling.

L’ambassadeur précise enfin, qu’à la date de son message, la BIC a déjà réalisé l’impression des billets et qu’il est donc trop tard pour intervenir auprès du gouvernement français, instigateur de ce projet. A défaut, cela pouvait même nuire aux relations avec la France qui finance une partie de l’effort de guerre des russes blancs, à hauteur de 50 millions de francs par mois.

3/ Cahier des charges des roubles indochinois:

La BIC, dépourvue d’agence aux Etats Unis, doit faire appel aux services de Monsieur MAZOT, un ancien collaborateur travaillant pour le haut commissariat aux affaires de guerre français aux Etats Unis. Dans une lettre datée du 19 janvier 1919, la BIC précise à ce dernier les caractéristiques de la future émission fiduciaire. La série doit être composée de quatre valeurs faciales au plus, c’est à dire 5-25-100 et 500 roubles.

Spécimen du 500 roubles – archives de la banque de l’indochine

 

Le format et la couleur doivent être identiques à celles des roubles ROMANOFF. Ce sont les billets russes qui inspirent le plus confiance à la population, à cette époque. La BIC entend profiter de cette similarité pour imposer son nouveau moyen de paiement. Seule la vignette centrale du billet et le filigrane différeraient de l’émission fiduciaire impériale. La vignette devrait représenter une figure allégorique de la République ou du Commerce. La vignette retenue n’est pas sans rappeler d’ailleurs une gravure d’une figure allégorique d’A. DUPRE, graveur bien connu aux Etats Unis pour avoir gravé des monnaies et des médailles pour le compte du gouvernement US, juste après l’indépendance du pays. Par ce choix, l’imprimeur ABNC a sans doute voulu rendre hommage à cet artiste et à la France.

Le siège de la BIC insiste sur la nécessité que des mentions bilingues soient inscrites sur les billets, en russe (langue de la zone de circulation) et en français (langue de la banque émettrice). L’émetteur est identifié en toutes lettres, «Banque de l’Indochine». Une mention « remboursable au porteur à VLADIVOSTOK (ville où est établie l’agence de la BIC supervisant cette émission) en un chèque ou un virement à vue à Paris à raison de 60 centimes par rouble à Paris » précise les modalités de remboursement des billets.

Deux mentions supplémentaires sont encore prévues, le lieu de l’émission, Vladivostok et deux signatures, celle du « Président » et de «l’administrateur-directeur». Le libellé de ces signatures sera modifié dans le contrat signé avec ABNC. Ces mentions seront remplacées deux fois par la mention plus anonyme « Un administrateur».

Les signatures sont celles du baron HELY D’OISEL et de Monsieur Stanilas SIMON. La BIC écarte la possibilité d’une troisième signature d’un responsable local de la banque sur les billets, celle du chef de l’agence sibérienne de la BIC ou tout autre agent. Cela constituerait un moyen de lutte supplémentaire contre la fausse monnaie mais imposerait à l’agence locale une tâche administrative qui dépasserait ses moyens matériels.

Par ailleurs, cette émission dérogera aux règles applicables habituellement aux émissions fiduciaires de la BIC. L’article 10 du décret du 10 mai 1900, impose un triple agrément ministériel pour toute nouvelle émission fiduciaire de la BIC, à savoir celui des ministères des Finances, des Affaires étrangères et des Colonies. Ensuite, la fabrication des coupures doit être assurée par la Banque de France.

Sur ces deux points, le décret sera modifié afin de passer outre et permettre l’émission des roubles « indochinois» par la BIC. Le contrat signé avec la société ABNC le 14/04/1919 donne des précisions supplémentaires sur ces billets.

Le cout de l’impression des billets est de 146 000 USD pour un petit peu plus de 9 000 000 de billets imprimés (billets spécimens compris). Un coût additionnel de 3 000 USD vient s’ajouter à ce montant. Il correspond au coût de la gravure des matrices fiduciaires.

Les billets auront tous les mêmes dimensions de 157mm par 87mm. Les billets ont une numérotation alphanumérique, une lettre de série imprimée en noir et un numéro de 6 chiffres imprimé en rouge.

Les couleurs retenues pour les billets sont les suivantes:

valeur faciale

couleur avers couleur revers

n° de séries

5 roubles bleu n°9 + impression multicolore Bleu n°9 A à M
25 roubles vert n°1 + impression multicolore vert n°1 A à D (100 000 billets lettre D)
100 roubles orange n°17 + impression multicolore orange n°17 A à B (100 000 billets lettre B)
500 roubles marron n°13 + impression multicolore marron n°13 A

 

Les tirages des différentes valeurs en roubles « indochinois» prévus au contrat sont les suivants:

 

Finalement, la mise en circulation des coupures est retardée.

En effet, le gouvernement français observe attentivement la situation sur place. Les russes blancs essuient plusieurs échecs en juillet 1919, devant KAZAN et IEKATERINBOURG. Une partie des troupes blanches se débandent et reflue vers OMSK.

Aussi le Ministère des Finances demande à ce que les billets restent temporairement entreposés dans les locaux sécurisés de l’imprimeur fiduciaire American Banknote Company (lettre à la BIC du 18/07/1919). Le gouvernement français souhaite aussi au préalable obtenir une validation officielle de cette émission fiduciaire par le gouvernement d’OMSK. Dans un courrier du 27/07/1919, la société ABNC confirme d’ailleurs qu’elle assurera ce service sans frais au profit de la banque de l’Indochine (BIC).

4/ La fin du rouble indochinois:

Après maintes hésitations dues au contexte politique local très incertain et notamment à la chute et à l’exécution de l’Amiral KOLTCHAK, la direction du mouvement des fonds du ministère des Finances avertit  par une lettre datée du 1er mai 1920 le siège social parisien de la Banque de l’Indochine que la mise en circulation du rouble indochinois est abandonnée définitivement. Celle-ci peut procéder à la destruction des billets imprimés et stockés aux Etats Unis dans les locaux de la société American Banknotes Company, dans le quartier du Bronx à New York.

La destruction des billets se fera en deux étapes selon le procès-verbal de destruction du 17 mai 1920, enregistré chez maître SEITZ, notaire à New York. Ils seront dans un premier temps déchirés, puis les restes seront brûlés. Cette disposition  ne concerne que les billets imprimés et stockés chez ABNC. 8 matrices, 39 plaques d’impression et 8 rouleaux d’impression seront détruits par la même occasion.

En revanche, les 50 séries de billets spécimen ne sont pas portées sur le procès-verbal de destruction. Ce sont les seuls billets roubles BIC qui apparaissent sur le marché, dans des ventes sur offre spécialisées.

Le service des archives de Crédit Agricole SA conserve, quant à lui, une série complète de spécimen, sans doute la série annexée au contrat d’impression conclu avec la société ABNC. Cette série est unique selon nous car ces quatre billets présentent des particularités par rapports aux quatre types de billets spécimens connus (cf catalogue KOLSKY – Billets de la Banque d’Indochine – billets en roubles, p.304 à 306). Ainsi, les billets de 5 et 100 roubles, détenu par le service des archives de Crédit Agricole SA, présentent la particularité de ne pas être perforés ni surchargés de la mention « spécimen ». Ils ne portent aucun numéro de billet ou de série. Le billet n’est pas signé. Les billets de 25 et 500 roubles sont perforés, sans la mention «spécimen». Le billet est numéroté mais sans numéro de série. Il n’est pas signé.

 

Epreuve du 25 roubles – archive de la banque de l’indochine 

le 25 roubles – On trouve sur ce spécimen une dominante verte qui n’est pas présente sur l’épreuve de la banque de l’indochine 

A noter que les billets spécimens de 25 roubles semblent tous appartenir à la série B et non à la série A. Nous n’avons aucune explication à cette anomalie de numérotation sur la tête de tirage pour cette valeur faciale.

Le billet de 100 roubles est présenté sur une feuille cartonnée surchargée de la mention « For approval », ce qui laisse à penser qu’il s’agit bien du jeu de « samples » joint au contrat signé avec ABNC et retourné pour validation au siège social de la BIC, à Paris.

Epreuve du 100 roubles, bon à tirer – archive de la banque de l’indochine

5/ Les cotes et les prix de ces billets dans les ventes spécialisées:

Les billets « spécimens » de cette série sont les seuls billets à avoir survécu. Ils sont rares et pour la plupart intégrés dans des collections privées spécialisées. Aussi, lorsque l’un de ces billets se retrouve sur le marché, il atteint des prix en rapport avec cette rareté. Il intéresse un public assez varié de collectionneurs, notamment les collectionneurs de billets de la Banque de l’Indochine, les collectionneurs de billets russes de la guerre civile et les collectionneurs de billets émis par la société ABNC. Ces derniers ne sont pas les moins nombreux. Le catalogue KOLSKY évalue chaque billet de la série à 3 000€ en qualité UNC. Plusieurs ventes sur offre ont enregistré des ventes de ces billets, à l’unité, ces dernières années (notamment CGB.fr ou SPINK). Les prix se situent entre 1500€ et 2000€, le billet. Un billet de 5 roubles s’est même vendu 550 livres sterling en avril 2017, dans une vente sur offre DNW. Concernant la série de «samples» détenue par le service des archives de Crédit Agricole SA, celle-ci est quasi-unique.

Bibliographie: 

  • Catalogue KOLSKY, Les Billets de la Banque de l’Indochine, P. 304 à 306
  • Archives historiques de Crédit Agricole SA – Fonds Banque de l’Indochine
  • M. V. KHODJAKOV – Money of  the Russian Révolution
  • M. MEULEAU, Des pionniers en Extrême Orient, Histoire de la Banque de l’Indochine 1875-1975, Paris, FAYARD 1990 – p.299 à 302.

Crédits Photos:

  • Archives historiques de Crédit Agricole SA – Fonds Banque de l’Indochine
  • Wikipédia

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