Edmond Emile LINDAUER, un artiste graveur prolifique trop méconnu

Edmond Emile LINDAUER, un artiste graveur prolifique trop méconnu

  • novembre 19, 2019
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En numismatique française moderne, le nom d’Edmond LINDAUER est connu ne serait ce que pour les coupures de 5, 10 et 25 centimes qui ont été émises et qui ont circulé sous la troisème République. Mais il a dessiné beaucoup d’autres pièces et médailles souvent non signées, voire signées par d’autres.

La Galerie GUILLET ARCANE 17 rend hommage à ce grand graveur à travers une exposition qui aura lieu du 06 décembre 2019 au 13 décembre 2019. Elle célèbre le 150e anniversaire du graveur Emile Lindauer (1869-1942) et met en avant ses importantes et trop méconnues créations, tant dans les domaines fiduciaire, phaléristique, artistique, … dévoilant ainsi une exceptionnelle réunion de travaux absolument inédits.

NUMISMAG réalisera un reportage sur cette exposition et ne manquera pas de vous dévoiler ces découvertes autour de ce graveur important de la numismatique moderne.

 

Edmond Eugene Emile LINDAUER, un graveur prolifique trop méconnu

 

Edmond-Émile Lindauer est né le 30 juillet 1869 dans le 12e arrondissement de Paris. Jeune apprenti, il découvre la gravure sur acier, la ciselure et la taille-douce. Il est l’élève de l’artiste Jacques Perrin. C’est un médailleur et un sculpteur. Comme de nombreux graveurs du début du 20ème siècle, il avait fabriqué lui-même son outillage.

En 1910, Lindauer présenta un cadre avec des médailles en argent, en bronze et des plâtres de projets non finalisés au salon de la Médaille.

En 1913 un concours monétaire est lancé par la loi du 4 aout 1913 afin de remplacer les pièces en billon de Patey par un monnayage en nickel. Il impressionna à cette occasion le jury du concours par la qualité de ses réalisations. Il remporta le concours et gagna un prix de 20 000 francs de l’époque, une fortune. A un journaliste qui lui demandait de se définir, il répondit modestement « Je suis un artisan ». Il avait alors 45 ans.

 

Essai 25 centimes 1913 – LINDAUER – Collection Musée Monnaie de Paris

 

Essai en bronze uniface, non perforé au centre – source ICE

Ses trois pièces de 5, 10 et 25 centimes seront frappées et circuleront de 1914 à 1946. Des projets de monnayages ultérieurs et postérieurs à sa mort ont été inspirés de son travail tels que l’éssai de frappe de 20 centimes de 1954.

 

 

Essai Monnaie de Paris de la 20 centimes 1954

Il réalisa trois coupures « Crédit Foncier » pour la principauté de Monaco d’une valeur faciale de 50 centimes, un franc et deux francs. Ces pièces furent frappées en 1924 et 1926.

 

2 francs Crédit Foncier 1926 signée EM LINDAUER

 

Il réalisa également des jetons monnaies dans les années 1920, pour le compte du Gabon et du moyen Congo. Sur les cinq pièces émises et représentants différents animaux Lindauer en a réalisé deux, l’éléphant et le Buffle.

 

 

Exemplaire du jeton monnaie du Gabon – Collection LECOMTE
(Source : Vente Inumis 12/2019)

 

L’année 1931 a été une année de transition pour l’Indochine française et pour Lindauer, avec le premier changement de dessin depuis la création de Liberté assise de la Piastre de Commerce, le « Trade Dollar » français, en 1885. Lindauer avait pour mission de créer la nouvelle série de pièces de monnaie de l’Indochine Française en 1931. Il dessina le portrait de la Liberté pour la  Piastre d’argent et pour lequel on connaît de rares essais, des piéforts en argent ainsi que des frappes de présentation en aluminium.

Les essais ont été frappés uniquement pour tester et régler l’alignement des nouvelles matrices, lors de la frappes des pièces.

 

Essai Piastre 1931 (source: Inumis)

 

Par ailleurs, Edmond LINDAUER grava une médaille afin de célébrer l’exposition coloniale de 1931 à Paris.

 

Medaille Exposition coloniale 1931 – vente Inumis 12/2019

 

Il est l’auteur de nombreuses médailles commémoratives liées aux USA, dont plusieurs concernant Théodore Roosevelt, qui sont très recherchées par les collectionneurs américains.

Il est mort le 2 mars 1942 à son domicile de Garches.

 

Sources: Galerie GUILLET ARCANE 17 et NUMISMAG©.

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